Conte et légende sur le village de Grandhan

La légende du chien noir

L’abbé Gustave de Bry, curé de Petithan, a laissé en 1926, une merveilleuse légende rapporté par Jean Schevers et Jos Bernard.

Une profonde vallée, creusée par l’Ourthe s’étend entre les villages de Grand Han et Petit Han, distants l’un de l’autre de 2km.  Au XV° siècle, Guillaume du  Marteuau, originaire de Laneuville sous Huy, vint établir , sur la rive gauche de la rivière. Une forge est fonder sur le hameau qui porte son nom: le Marteau.  Il fit élever une digue pour retenir les eaux dan la vallée et se ménager un vaste étang entre les deux villages mentionnés.  Il avait ainsi une réserve d’eau, pour alimenter sa force motrice aux époques de grande sécheresse.

Cette vallée s’appelle encore aujourd’hui le Vivier Guillaume, ou plus Brièvement: “li vévî Guem”

L’endroit n’est pas très rassurant, surtout la nuit. D’épaisses haies bordent le chemin encaissé au fond de la vallée environnée de collines qui coupent tout horizon: bref, lieu sauvage, solitaire, propice aux revenants , au êtres malfaisants.  L’imagination populaire, par un reste encore vivace de superstition , créa, au XIV siècle, la légende du chien noir du vévî Guem.

Si jamais vous aviez la malencontreuse idée de passer par là, sur le coup de minuit, vous connaîtriez par expérience cet être fantastique.  Vous vous trouveriez tout à coup en présence d’un énorme dogue, au poil noir comme l’ébène, au yeux flamboyants et courroucés, s’apprêtant, avec un rugissement de lion , à se lancer sur vous  et vous dévorer chair et os.  Beaucoup d’indigène l’on vu et n’ont dû leur salut qu’à une fuite précipitée à travers les broussailles.

Le soir, à la sise, avant que les enfants ne soient couchés , ceux-là qui l’ont vu racontent, avec un tremblement dans la voix et un frémissement de tout leur être, les diverses péripéties de leur aventure et la prudente stratégie dont ils durent user pour échapper au monstre.  Ausi, il n’est pas rare de voir certains braves se signer en plein jour en cet endroit mal famé .  Et le peuple de conclure: la nuit est faite pour se reposer et non pour courir , par monts et par vaux, à sa perte.

Jean Chevers ,  Jos. Bernard

Extrait de “Histoire, contes , llégendes du Pays de Durbuy: Grandhan”  Edité en 1980

Manu Delfosse Les gîtes de la ferme du Pré Charmant

 

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